Si j’habitais aux États-Unis, il est clair que je serais
qualifié comme étant un démocrate (je suis trop «de gauche» pour les
démocrates, mais bon…je n’habite pas dans l’atmosphère néolibéral aussi poussé
en étant ici, au Québec). Il est évident que le soir du 4 novembre 2008,
j’étais fou de joie à l’idée de voir un démocrate revenir à la maison blanche.
De plus, Barack Obama est comparé à John Fitzgerald Kennedy (un président
américain que j’admire), bien que lui préfère se comparer à Abraham Lincoln.
Oui, j’étais content de voir Obama gagner l’élection
présidentielle américaine, mais soyons lucide, il ne changera surement pas
grand-chose à la situation planétaire. Je voyais des gens de pays de tous les
continents qui fêtaient dans les rues, mais je dois avouer que je ne comprend
pas la raison.
Je me pose la question et je vous la pose en même
temps : L’élection de Barack Obama va-t-elle vraiment changer le monde? La
réponse, très peu de gens la connaisse, cependant nous pouvons spéculer sur les
possibilités. Évidemment, je tien pour acquis qu’il ne se fera pas assassiné,
mais avec les États-Uniens, on est certain de rien. Alors, s’il ne se fait pas
tuer, va-t-il changer les choses?
Par exemple, il vient tout juste de s’engager à s’occuper du
conflit israélo-palestinien, mais en sera-t-il capable? La réponse que je vous
donne est un grand «NON», il ne changera rien. La raison est fort simple, il
n’est pas neutre, il a déjà son idée de fait. En fait, il est moins
«pro-Israël» que tous ces prédécesseurs, mais il y a «trop de juifs» au pays de
l’Oncle Sam pour qu’il puisse se positionner comme étant en faveur de la
Palestine. Si les juifs, frustrés d’une position qui n’avantage pas
Israël,décident de retirer leur argent
et leurs acquis des États-Unis, les choses iraient très mal peut l’État le plus
puissant du monde. Pour cette raison, Obama n’est pas impartial et les choses
qu’il devrait proposer pour régler le conflit ne devrait pas faire l’affaire du
Hamas et des Palestiniens.
Va-t-il s’occuper de la faim dans les pays pauvres? Je crois
qu’il ne fera pas grand-chose de plus que Bill Clinton. Évidemment, nous
comprendrons qu’il a un problème économique assez important à régler au sein de
son propre pays, alors il n’ira pas tenter de régler les problèmes des autres
avant d’avoir régler les problèmes internes. Après tout, il reste un politicien
comme les autres, il veut se faire élire lors de son prochain mandat.
Vous voyez le genre? Maintenant, va-t-il être en mesure de
changer les choses pour les États-Uniens? À mon avis, la réponse est :
très peu! En effet, je ne crois pas qu’il ait le pouvoir de changer les choses.
En effet, le système politique actuel n’avantage pas une action drastique d’un
président qui veut changer les choses. Le Sénat et le Congrès américain sont
des obstacles aux changements. Les Sénateurs sont élus et veulent répondre aux
besoins de la population de leur État respectif, alors si une réforme dans le
système de santé, afin que tous les Américains puissent jouirent de soins
gratuitement, n’est pas vraiment bien accueilli dans la population d’un État,
les Sénateurs ne se gêneront pas pour mettre des bâtons dans les roues du
président. C’est la même chose pour un changement majeur au niveau de
l’environnement (quoi que maintenant, de plus en plus d’Américains voient
l’urgence à ce niveau).
Finalement, le système juridique peut lui aussi se mettre
dans le chemin du président. En effet, la Cours Suprême l’a déjà fait dans le
passé (demander à Al Gore, qui serait président si cela n’avait été de la Cours
Suprême des États-Unis). Elle peut dire qu’une loi est anticonstitutionnelle et
cela ferait en sorte que le président serait sans réel pouvoir pour changer les
choses!
Pour changer les
choses au États-Unis, il faudrait une énorme réforme, afin que les juges de la
Cours Suprême aient des redevances envers le peuple américain. Si Obama pouvait
seulement s’arranger pour que les nominations ne se fasse plus de façon
partisane, cela serait un grand pas en avant. Cependant, pour faire une telle
réforme, cela prendrait un changement à la Constitution américaine et cela ne
se fait pas en criant ciseau!
Bref…je souhaite une bonne chance à l’homme le plus puissant
au monde, qui se trouve à être celui qui aura le plus de pression sur ses
épaules et le plus de travail s’il veut répondre aux attentes du reste du
monde.